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Résumé :

Grimper le Mont Ventoux à vélo se fait par trois versants : Bédoin (le plus dur), Malaucène (irrégulier) et Sault (le plus accessible). Comptez entre 21 et 26 km d'ascension et jusqu'à 1 600 m de dénivelé. La réussite dépend surtout de la préparation, du choix des braquets, de la gestion du vent et de la météo au sommet.

Chaque année, plus de 150 000 cyclistes s'élancent à l'assaut du Géant de Provence. Grimper le Mont Ventoux à vélo reste un rite de passage, un défi qui mêle légende sportive, paysage lunaire et effort brut. Avant de vous lancer, mieux vaut comprendre ce qui vous attend sur chaque versant. Pour anticiper l'effort, consultez notre guide du dénivelé du Mont Ventoux.

Ce sommet isolé domine la Provence de ses 1 909 mètres. Sa fréquentation ne cesse de croître : selon Écho du Mardi, 155 746 passages de vélos ont été enregistrés en 2021 sur les trois routes menant au sommet, contre environ 120 000 les années précédentes. Le Ventoux attire désormais des amateurs du monde entier, séduits par son statut de col mythique du cyclisme.

Les trois versants pour grimper le Mont Ventoux à vélo

Quand on tape ventoux velo dans un moteur de recherche, une question revient sans cesse : par où monter ? Il existe trois itinéraires officiels, chacun avec son caractère.

Le versant de Bédoin est le plus mythique et le plus redouté. Il déroule 21,3 km à 7,5 % de moyenne pour près de 1 600 m de dénivelé. Après les premiers kilomètres roulants jusqu'à Saint-Estève, la forêt impose 10 km sans répit à 9-10 %. C'est la face sud, celle empruntée par le Tour de France.

Le versant de Malaucène, au nord, affiche des chiffres proches (environ 21 km, 1 530 m) mais un profil plus irrégulier, avec des rampes ponctuelles à 12 %. Moins exposé au vent et moins fréquenté, il alterne portions raides et brefs répits. Enfin, le versant de Sault est le plus long (25,5 km) mais le plus doux (4,5 % de moyenne), idéal pour une première tentative.

Versant

Distance

Dénivelé

Pente moyenne

Difficulté

Bédoin (sud)

21,3 km

≈ 1 590 m

7,5 %

Très difficile

Malaucène (nord)

21,2 km

≈ 1 530 m

7,2 %

Difficile, irrégulier

Sault (est)

25,5 km

≈ 1 150 m

4,5 %

Accessible

Un col de plus en plus fréquenté

Le Ventoux est probablement l'ascension la plus fréquentée de France. La progression est spectaculaire : d'après le décompte de la mairie de Bédoin, 126 000 cyclistes ont gravi le sommet en 2016, un chiffre déjà en forte hausse. Cette dynamique s'explique par la politique touristique du Vaucluse, le passage régulier du Tour de France et l'essor du vélo à assistance électrique.

Près de la moitié des cyclistes passent par Bédoin, l'itinéraire le plus prestigieux. Sault arrive ensuite, tandis que Malaucène reste le moins emprunté. Cette affluence a une conséquence directe : en été, la cohabitation avec les voitures et les motos rend la descente délicate. Partir tôt le matin devient une règle de bon sens.

Difficulté, profil et gestion de l'effort

La vraie difficulté du Ventoux tient à l'absence de répit. Sur la face sud, la pente reste bloquée au-dessus de 8 % pendant une dizaine de kilomètres. Beaucoup de cyclistes mettent pied à terre dans cette forêt étouffante. L'erreur classique consiste à partir trop vite sur les premiers kilomètres roulants.

L'aura du col vient aussi de son histoire tragique et sportive. La stèle de Tom Simpson, décédé sur ses pentes lors du Tour de France 1967, marque toujours les esprits à 1,5 km du sommet. La ferveur populaire y est immense : selon Sport Passion, environ 500 000 personnes se sont massées sur ses flancs lors du passage de la Grande Boucle en 2009. Pour comprendre pourquoi le terrain change tout, consultez notre comparatif entre route et gravel.

Côté matériel, un braquet souple est indispensable. Un développement type 34 x 30 ou 34 x 32 permet de mouliner sans exploser les cuisses. Le vélo à assistance électrique reste une option valable, à condition que la batterie tienne les 1 500 m de dénivelé jusqu'au sommet.

Préparer son ascension : équipement et ravitaillement

Grimper le Géant de Provence ne s'improvise pas. Prévoyez au minimum deux bidons, car la chaleur peut être accablante dans la montée. Emportez de quoi manger régulièrement : barres, gels, fruits secs. Les points de ravitaillement sont rares, limités au Chalet Reynard côté Bédoin et Sault, et au Mont Serein côté Malaucène.

L'écart thermique est le piège le plus sous-estimé. Il peut faire très chaud en bas et frais, voire froid, au sommet, où le vent souffle presque toujours. Un coupe-vent compact dans la poche arrière n'est jamais superflu, surtout avant une longue descente. Les villages au pied du col (Bédoin, Malaucène, Sault) proposent location, réparation et vente de vélos, y compris des modèles électriques.

Si vous préférez rouler au-delà des routes classiques, sur les chemins et pistes autour du massif, notre méthode pour tracer un itinéraire gravel vous aidera à concevoir une boucle adaptée à votre niveau.

Météo, période idéale et sécurité

Le Mont Ventoux est fermé à la circulation à partir de la mi-novembre, avec une réouverture progressive à partir de la mi-avril. Les mois de juin et septembre offrent le meilleur compromis : températures agréables, routes ouvertes et fréquentation raisonnable. Juin ajoute la floraison de la lavande côté Sault.

L'été, la chaleur peut dépasser 35 °C en plaine tandis que le sommet reste autour de 15 à 25 °C. L'ascension est vivement déconseillée en cas d'orage, de vents violents ou de canicule. Vérifiez systématiquement la météo au sommet avant de partir : le vent, souvent supérieur à 90 km/h sur les crêtes, peut rendre les derniers kilomètres dangereux. Pour vous orienter sur les chemins alentour, notre sélection de GPS gravel facilite le repérage.

L'essentiel pour dompter le Géant de Provence

Réussir le Mont Ventoux à vélo repose sur trois piliers : choisir un versant adapté à votre niveau, doser votre effort dès les premiers kilomètres et surveiller la météo au sommet. Bédoin pour la légende, Sault pour la découverte, Malaucène pour la tranquillité. Partez tôt, mangez tout au long de la montée et gardez toujours un braquet en réserve. Le sommet lunaire récompense largement l'effort consenti.

Passez à l'action avec GravelMan Series

Le Ventoux vous a donné le goût des grands défis à vélo ? Si vous cherchez à prolonger l'aventure sur des terrains variés, du parcours de découverte aux formats d'ultra endurance, nos épreuves de bikepacking couvrent des traces gravel de 60 à 500 km partout en France, en Belgique et au Maroc.

Consultez notre calendrier d'éditions par région et par ville, puis choisissez le format adapté à vos ambitions. Il ne reste plus qu'à réserver votre place sur une édition GravelMan Series et à préparer votre prochaine grande sortie.

Questions fréquentes

Quel est le versant le plus difficile du Mont Ventoux ?

Le versant de Bédoin est le plus redoutable. Après le virage de Saint-Estève, la pente ne descend quasiment jamais sous 8-9 % pendant une dizaine de kilomètres dans la forêt. C'est aussi l'itinéraire historique du Tour de France.

Combien de temps faut-il pour monter le Ventoux à vélo ?

Cela dépend de votre niveau et du versant. Depuis Bédoin, comptez environ 1 h 25 à bonne allure (15 km/h) et jusqu'à 3 h à 7 km/h. Un cycliste amateur bien préparé se situe généralement entre 1 h 45 et 2 h 30.

Peut-on louer un vélo au pied du Mont Ventoux ?

Oui, plusieurs magasins spécialisés à Bédoin, Malaucène et Sault louent des vélos de route, gravel et à assistance électrique. Il est conseillé de réserver à l'avance, surtout en haute saison, pour garantir la disponibilité du modèle souhaité.

Quelle est la meilleure période pour grimper le Ventoux ?

Juin et septembre offrent le meilleur équilibre entre météo clémente, routes ouvertes et affluence modérée. Évitez le cœur de l'été, marqué par la chaleur et une circulation dense, ou partez très tôt le matin.

Peut-on découvrir la région du Ventoux en gravel ?

Oui, le massif se prête bien aux sorties sur chemins et pistes, loin de la circulation des routes d'ascension. Nos épreuves GravelMan Series proposent justement des traces gravel de 60 à 500 km pour explorer ce type de terrain en France.

Résumé : Un voyage à vélo en France se prépare autour de trois choix : l'itinéraire, le format et l'équipement. Les grandes véloroutes comme la Loire à Vélo ou la Vélodyssée conviennent aux débutants, tandis que le gravel et le bikepacking ouvrent l'itinérance sportive. Le printemps et l'automne restent les périodes les plus agréables.

La France est aujourd'hui la deuxième destination mondiale du tourisme à vélo, derrière l'Allemagne, avec plus de neuf millions de séjours cyclistes chaque année. Ce succès repose sur un maillage d'itinéraires balisés qui rendent le voyage à vélo en France accessible à presque tous les niveaux. Avant de choisir un tracé, il vaut la peine de comprendre ce qui distingue une véloroute familiale d'une itinérance gravel exigeante, comme le détaille notre dossier sur le bikepacking en France.

Entre les châteaux de la Loire, les dunes atlantiques, les canaux ombragés du Sud et les cols alpins, chaque région raconte une expérience différente. Les retombées économiques directes de cette filière sont estimées à 5 milliards d'euros par an, preuve d'un engouement qui structure durablement les territoires. Reste à savoir comment transformer cette offre foisonnante en un projet concret adapté à vos envies.

Pourquoi la France séduit autant les voyageurs à vélo

Une requête comme voyage à vélo france révèle une attente précise : rouler longtemps sans stress, dans des paysages variés et sur des infrastructures fiables. La France coche ces cases grâce à un réseau dense de véloroutes et de voies vertes aménagées, souvent séparées de la circulation automobile.

Cette densité n'a rien d'anecdotique. La Direction générale des Entreprises rappelle que la filière génère environ 33 800 emplois directs, dont la moitié dans l'hébergement et la restauration. En intégrant les effets indirects, les retombées grimpent à 11,4 milliards d'euros. Autrement dit, l'écosystème d'accueil du cyclotourisme est mature : gîtes labellisés, réparateurs, transferts de bagages et gares connectées jalonnent les grands axes.

Pour le voyageur, cela se traduit par une logistique simplifiée. Vous pouvez partir plusieurs jours sans camper, recharger un vélo électrique en cours de route ou rejoindre un point de départ en train avec votre monture.

Les grands itinéraires pour un premier voyage réussi

Toutes les véloroutes ne se valent pas pour débuter. Certaines cumulent peu de dénivelé et de nombreuses voies vertes, d'autres exigent endurance et organisation. Voici les tracés les plus adaptés à une première itinérance à vélo.

  • La Loire à Vélo : près de 900 km entre Nevers et Saint-Brevin-les-Pins, relief très faible, gares nombreuses et étapes faciles à raccourcir. Idéale en famille.

  • Le Canal du Midi : environ 240 km de Toulouse à Sète, sous les platanes, pour un rythme lent et contemplatif.

  • La Vélodyssée : plus de 1 200 km le long de l'Atlantique, entre plages, dunes et forêts landaises, avec le vent comme seule vraie difficulté.

  • La ViaRhôna : plus de 800 km du lac Léman à la Méditerranée, très variée mais plus exigeante en endurance.

Pour comparer les niveaux et les ambiances avant de vous lancer, notre panorama des itinéraires et voies vélo en France vous aide à cadrer la durée et la difficulté selon votre expérience.

Itinéraire

Distance

Niveau

Durée idéale

Loire à Vélo

≈ 900 km

Très facile

3 à 7 jours

Canal du Midi

≈ 240 km

Facile

8 jours

Vélodyssée

≈ 1 200 km

Facile à moyen

5 à 7 jours

ViaRhôna

≈ 800 km

Moyen

1 à 2 semaines

Choisir son format : du week-end tranquille à l'ultra endurance

Le mot "voyage" recouvre des réalités très différentes. Une escapade de deux jours sur une voie verte n'a rien à voir avec une traversée gravel de plusieurs centaines de kilomètres sur chemins et pistes. Définir votre format en amont conditionne tout le reste : distance quotidienne, chargement, type de vélo.

Pour ceux qui cherchent l'aventure plutôt que le confort balisé, le gravel élargit le terrain de jeu aux chemins blancs, aux single-tracks et aux forêts. Cette approche, entre performance et exploration, est au cœur du voyage à vélo en gravel. Elle permet de relier des points que les véloroutes classiques évitent, au prix d'une préparation physique et matérielle plus poussée.

À l'extrémité de ce spectre, l'ultra endurance propose des traces de 60 à 500 km à parcourir en autonomie, parfois en un seul effort. C'est un format exigeant, mais accessible par paliers si vous progressez depuis les longues sorties gravel vers de vraies épreuves d'itinérance.

Bien s'équiper : sacoches, gravel et autonomie

Un voyage réussi tient souvent à l'équipement. Sur route facile, un porte-bagages et deux sacoches suffisent. En gravel ou en bikepacking, le montage change : sacoches de cadre, sac de selle et sac de guidon répartissent la charge sans déséquilibrer le vélo sur les terrains accidentés.

Le choix du système de portage dépend directement de votre style d'itinérance gravel. Un ensemble léger et bien fixé améliore la maniabilité, réduit la fatigue et protège votre matériel des vibrations. Pensez aussi à l'autonomie en eau et en énergie, cruciale hors des grands axes touristiques où les points de ravitaillement se raréfient.

Rouler léger, c'est rouler plus loin : chaque kilo superflu se paie dans les côtes et sur la durée.

Enfin, l'entretien de base ne s'improvise pas. Chambre à air, chaîne, freins et pression des pneus doivent être vérifiés avant chaque départ, surtout sur les portions non revêtues où les crevaisons sont plus fréquentes.

Quand partir et quel budget prévoir

La meilleure période pour un séjour cyclable en France se situe généralement au printemps et à l'automne. Les mois de mai, juin et septembre offrent des températures confortables et une fréquentation moindre qu'en plein été, quand les grandes véloroutes littorales se remplissent.

Côté budget, le voyage à vélo reste une forme de tourisme à forte valeur. Selon ADN Tourisme, la dépense moyenne d'un touriste à vélo atteint 68 € par jour et par personne, contre 55 € pour les autres touristes. Cette différence s'explique par des étapes régulières dans les commerces, restaurants et hébergements de proximité.

Vous pouvez toutefois moduler ce budget facilement : bivouac ou camping pour l'économie, gîtes labellisés et transferts de bagages pour le confort. Le format que vous choisissez pèse davantage sur la note finale que la destination elle-même.

Des infrastructures en pleine expansion partout en France

Le réseau français continue de s'étendre. En 2024, le Schéma national des véloroutes comptait 21 655 km achevés, soit environ 83,6 % de l'objectif national, avec 610 km supplémentaires réalisés dans l'année. Chaque euro investi dans une véloroute générerait, selon l'ADEME, entre 5 et 10 euros de retombées économiques.

Cette dynamique s'inscrit dans une ambition claire. Le Réseau vélo et marche vise à faire de la France la première destination mondiale du tourisme à vélo à l'horizon 2030, portée par une stratégie nationale élaborée entre 2022 et 2024. Pour le voyageur, cela signifie des tracés plus sûrs, mieux balisés et de nouvelles régions à explorer chaque saison.

L'essentiel pour lancer votre projet en France

Réussir un voyage à vélo en France revient à aligner trois décisions : un itinéraire à votre niveau, un format cohérent avec votre condition physique et un équipement adapté au terrain. Débutez sur une véloroute plate comme la Loire à Vélo, puis montez progressivement vers le gravel et l'itinérance sportive. Partez au printemps ou à l'automne, préparez votre vélo avec soin et ajustez votre budget selon votre goût du confort. Le plus dur n'est pas de pédaler, c'est de se décider à partir.

Passez à l'action avec GravelMan Series

Vous avez identifié votre itinéraire et votre format, il ne manque plus que le bon portage pour rouler léger et loin. Que vous visiez une première itinérance gravel ou une épreuve d'ultra endurance, le choix des sacoches conditionne votre confort et votre autonomie sur les longues traces.

Découvrez nos sacs de voyage à vélo pensés pour le bikepacking et les parcours gravel de 60 à 500 km, et préparez sereinement votre prochaine aventure au fil de nos éditions organisées partout en France.

Questions fréquentes

Quel itinéraire choisir pour un premier voyage à vélo en France ?

La Loire à Vélo reste le choix le plus simple pour débuter, grâce à son relief plat et ses nombreuses voies vertes. Ses gares fréquentes et ses étapes faciles à raccourcir la rendent idéale pour une première expérience de quelques jours.

Combien de kilomètres par jour prévoir à vélo ?

Comptez 40 à 60 km par jour pour un rythme tranquille sur voie verte, en gardant du temps pour les pauses. Les voyageurs entraînés ou en gravel peuvent viser 80 à 120 km, selon le dénivelé et le type de terrain.

Faut-il un vélo spécial pour l'itinérance ?

Un vélo de randonnée suffit sur les véloroutes revêtues, tandis qu'un gravel devient utile dès que vous quittez le bitume pour les chemins. L'essentiel est un cadre robuste, des pneus adaptés et un système de portage fiable.

Quelle est la meilleure période pour partir ?

Les mois de mai, juin et septembre offrent les conditions les plus agréables, avec des températures douces et moins de monde. L'été convient aussi, mais les grandes véloroutes littorales sont alors très fréquentées.

Le gravel convient-il aux débutants ?

Oui, à condition de progresser par paliers depuis des sorties courtes vers de plus longues traces. Nos parcours annoncés de 60 à 500 km permettent justement de choisir un format cohérent avec votre niveau avant de viser l'ultra endurance.

Résumé : Le versant de Bédoin, le plus emprunté par le Tour de France, cumule environ 1 589 mètres de dénivelé positif sur 21,3 km, à 7,4 % de pente moyenne. Malaucène avoisine 1 530 mètres, tandis que Sault, plus long mais plus doux, reste sous les 1 200 mètres. Chaque versant impose sa propre stratégie d'effort.

Grimper près de 1 600 mètres de dénivelé positif sur une seule route continue: voilà le défi qui attend chaque cycliste au pied du Géant de Provence. Le dénivelé du Mont Ventoux varie pourtant fortement selon le versant choisi, et le connaître précisément change toute votre préparation. Si vous aimez ces géants routiers, vous pouvez aussi Explorer le Tourmalet : profil et dénivelé pour situer le Ventoux face à un autre monument.

Trois routes mènent au sommet, chacune avec sa longueur, sa pente et son ambiance. Comprendre ces différences vous évite l'erreur classique du départ trop rapide. En France, peu d'ascensions concentrent autant de mythe, de statistiques et de pièges météo sur une distance aussi courte. Ce guide détaille les chiffres réels de chaque versant avant que vous n'attaquiez la montée.

Quel est le dénivelé du Mont Ventoux ?

La recherche mont ventoux dénivelé revient à une question simple: combien de mètres allez-vous réellement gravir ? La réponse dépend du point de départ. Le sommet culmine autour de 1 910 mètres, mais le village au pied de la montagne fixe la hauteur totale à parcourir.

Depuis Bédoin (314 m), vous affrontez environ 1 589 mètres de dénivelé positif. Depuis Malaucène (377 m), le total tombe autour de 1 530 mètres. Depuis Sault (760 m), il chute nettement, car le village est déjà perché en altitude. Cette différence d'altitude de départ explique pourquoi Sault reste le versant le plus accessible malgré sa distance plus longue.

La montagne domine la Provence de ses 1 910 mètres, ce qui en fait le point culminant du Vaucluse. Ce chiffre d'altitude sert de référence, mais le vrai enjeu pour vos jambes reste le dénivelé cumulé depuis votre point de départ.

Le versant de Bédoin : le plus mythique

C'est l'ascension de légende, celle empruntée par le Tour de France. Sur 21,3 km, vous grimpez 1 589 mètres à 7,4 % de pente moyenne. Le chiffre paraît raisonnable, mais il masque une réalité brutale: la pente se concentre au milieu du parcours.

Les six premiers kilomètres, jusqu'au virage de Saint-Estève, restent doux (3 à 5 %). Puis la forêt impose dix kilomètres quasi ininterrompus autour de 9 à 10 %, sans le moindre répit. C'est le cœur de la difficulté. À la sortie du Chalet Reynard, il reste six kilomètres de paysage lunaire, où la pente s'adoucit légèrement mais où le vent devient le principal adversaire.

À 1,5 km du sommet, vous croiserez la stèle de Tom Simpson, le coureur britannique mort sur ces pentes lors du Tour de France 1967. Ce versant classé hors catégorie exige une gestion prudente. Pour comparer ce type d'effort montagne avec nos formats d'épreuve, vous pouvez Voir l'édition Mont-Blanc (courses et dénivelé).

Malaucène et Sault : deux profils opposés

Le versant Ouest, depuis Malaucène, n'a rien à envier à Bédoin. Il présente 21 km à 7 % pour environ 1 530 mètres de dénivelé. Sa signature est l'irrégularité: des rampes proches de 13 % alternent avec de courtes portions à 2 ou 3 %, notamment vers le Mont Serein. Cette montée en paliers convient aux cyclistes qui préfèrent relancer plutôt que tenir un rythme constant.

Le versant Est, depuis Sault, est le plus long (25,5 km) mais aussi le plus doux, avec une pente moyenne autour de 4,5 %. Partant de 760 mètres d'altitude, il n'impose qu'environ 1 145 mètres de dénivelé. La montée reste roulante jusqu'au Chalet Reynard, où elle rejoint la route de Bédoin pour les six derniers kilomètres exigeants. C'est l'itinéraire à privilégier pour une première approche du Géant de Provence.

Altitude réelle : la controverse du sommet

Voici un détail que peu de guides mentionnent. Le panneau du sommet affiche 1 909 mètres, l'IGN a évalué le point culminant à 1 910 mètres, mais la route empruntée par les cyclistes ne monte pas jusque-là. Selon le docteur Jean-Pierre de Mondenard, la chaussée du sommet passe en réalité à environ 1 897 mètres, soit une douzaine de mètres sous l'altitude officielle.

Cette nuance a une conséquence concrète sur le calcul du dénivelé cumulé. Les valeurs autour de 1 589 mètres depuis Bédoin s'appuient sur l'altitude de la route, pas sur le point géodésique sous l'antenne. En clair, aucun coureur du Tour n'a jamais franchi la ligne à 1 910 mètres. Pour votre préparation, cela ne change presque rien, mais cela explique les petits écarts de chiffres selon les sources.

Comparatif des trois versants et des formats d'épreuve

Pour choisir votre montée, comparez les données clés. Les profils s'adressent à des cyclistes très différents.

Parcours

Distance

Dénivelé

Pente moyenne

Bédoin (versant sud)

21,3 km

≈ 1 589 m

7,4 %

Malaucène (versant ouest)

21 km

≈ 1 530 m

7 %

Sault (versant est)

25,5 km

≈ 1 145 m

4,5 %

Nos éditions GravelMan Series

60 à 500 km

Variable selon l'édition

Formats gravel adaptés

Si le format route ne vous suffit plus, nos épreuves gravel offrent une palette de distances bien plus large, du parcours découverte à l'ultra endurance. Pour un exemple concret de tracé montagne, consultez les Détails de la Gravelman Series Mont-Blanc (parcours et parcours difficile).

Bien préparer votre ascension à vélo

Le dénivelé n'est qu'une partie de l'équation. La météo fait souvent la différence sur le Ventoux. Le mistral peut y souffler en rafales dépassant 100 km/h au sommet, et l'écart de température entre la vallée et la cime surprend chaque année des cyclistes mal équipés. Prévoyez un coupe-vent et surveillez les prévisions en altitude, pas seulement au village.

Côté matériel, un braquet souple reste indispensable pour absorber les longues rampes de la forêt. Un développement de type 34 x 32 offre une bonne marge à la majorité des cyclistes amateurs. Le Ventoux reste l'un des sommets de légende qui exigent une préparation sérieuse plutôt qu'une simple improvisation.

L'endurance de base compte autant que la force en côte, car l'effort dépasse souvent deux heures. Pour structurer un plan complet avant une épreuve exigeante, notre ressource dédiée vous aide à Préparer une épreuve montagne : guide ultra-vélo.

L'essentiel à retenir avant de grimper

Le dénivelé du Mont Ventoux oscille entre environ 1 145 et 1 589 mètres selon que vous partez de Sault, Malaucène ou Bédoin. La distance seule ne dit rien: c'est l'altitude de départ et la concentration de la pente qui fixent la vraie difficulté. Choisissez Sault pour découvrir, Bédoin pour le mythe, Malaucène pour l'irrégularité. Adaptez votre braquet, surveillez le vent, et gérez votre effort par paliers. Bien informé, chaque cycliste peut hisser sa roue jusqu'au sommet chauve du Géant de Provence.

Passez à l'action avec GravelMan Series

Vous aimez les longs cols et le dénivelé qui pique les jambes ? Le Ventoux est une étape formatrice, mais l'aventure ne s'arrête pas à la route classique. Nous organisons partout en France des épreuves de bikepacking et d'ultra endurance à vélo, avec des tracés gravel pensés pour tous les niveaux.

Nos éditions régionales proposent des parcours de 60 à 500 km, un calendrier clair par date et par lieu, et une newsletter pour suivre nos actualités. Repérez la prochaine édition près de chez vous et réservez votre place sur une épreuve GravelMan pour transformer votre entraînement en véritable défi.

Questions fréquentes

Quel est le dénivelé du Mont Ventoux depuis Bédoin ?

Depuis Bédoin, vous grimpez environ 1 589 mètres de dénivelé positif sur 21,3 km. La pente moyenne atteint 7,4 %, avec un long passage central autour de 9 à 10 % dans la forêt. C'est le versant le plus exigeant des trois.

Quel versant du Ventoux offre le moins de dénivelé ?

Le versant de Sault est le plus doux, avec seulement 1 145 mètres de dénivelé environ. Il part de 760 mètres d'altitude, ce qui réduit la hauteur totale à gravir. C'est l'option idéale pour une première ascension.

Quelle est l'altitude réelle du sommet du Mont Ventoux ?

Le sommet culmine à 1 910 mètres selon l'IGN, mais la route empruntée par les cyclistes s'arrête vers 1 897 mètres. Le panneau affiche quant à lui 1 909 mètres. Ces écarts expliquent les petites variations de chiffres entre les guides.

Quel braquet choisir pour monter le Mont Ventoux ?

Un développement de type 34 x 32 convient à la majorité des cyclistes amateurs. Les grimpeurs entraînés peuvent passer avec un 36 x 28, mais la marge reste mince dans la forêt. Prévoyez toujours une dent de survie pour les passages les plus raides.

Le Mont Ventoux est-il une bonne préparation pour une épreuve gravel ?

Oui, le Ventoux développe l'endurance et la gestion d'effort en montée longue. Ces qualités sont précieuses sur nos épreuves d'ultra endurance GravelMan Series, dont les tracés vont de 60 à 500 km. C'est un excellent tremplin vers des formats plus longs.

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